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<title>JURISURBA - reforme_nouveau_regime_des_autorisations</title>
<description>l'Actualité Jurisprudentielle du Droit de l'Urbanisme (Patrick E. DURAND  - Frêche &amp;amp; Associés)</description>
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<lastBuildDate>Mon, 07 Oct 2024 12:45:55 +0200</lastBuildDate>
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<copyright>All Rights Reserved</copyright>
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<title>Sur l’instruction effective des demandes de permis de construire soumises à enquête publique</title>
<link>http://jurisurba.blogspirit.com/archive/2012/07/16/sur-l-instruction-effective-des-demandes-de-permis-de-constr.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (jurisurba)</author>
<category>Permis de construire</category>
<category>Réformes des autorisations</category>
<pubDate>Mon, 16 Jul 2012 10:11:00 +0200</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/jurisurba/600/media/01/01/2888450936.png" alt=""/&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Si l’article R.424-20 du Code de l’urbanisme prévoit que&amp;nbsp;le délai d’instruction d’une demande de permis de construire soumise à enquête publique court à compter de la remise du rapport du Commissaire enquêteur, cette circonstance ne s’oppose pas à ce que les avis des services à consulter soient sollicités et émis avant cette échéance.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CAA. Nancy, 28 juin 2012, Jean-Louis A… &amp;amp; autres, req. n°011NC01228&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;Voici un arrêt qui à défaut d’être fondamental d’un point de vue juridique s’avère particulière utile d’un point de vue pratique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;Dans cette affaire, le pétitionnaire avait présenté une demande de permis de construire portant sur l’implantation de deux éoliennes et soumise à enquête publique préalable dont le rapport fut remis 28 décembre 2008 avant que le permis de construire soit délivré le 24 février 2009.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;Ce permis de construire devait cependant faire l’objet d’un recours en annulation fondé sur la circonstance que les services consulté sur le projet avaient émis leur avis avant la remise du rapport du commissaire enquêteur, et ce en méconnaissance selon eux de l’article R.423-20 du Code de l’urbanisme..&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;Pour autant, alors que ces avis avaient donc bien été recueillis avant ce moyen fut rejeté par la Cour administrative d’appel de Nancy au motif suivant :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;« &lt;em&gt;Considérant, en deuxième lieu, qu'aux termes de l'article R. 423-20 du code de l'urbanisme : &quot; Par dérogation aux dispositions de l'article R. 423-19, lorsque le permis ne peut être délivré qu'après enquête publique, le délai d'instruction d'un dossier complet part de la réception par l'autorité compétente du rapport du commissaire enquêteur ou de la commission d'enquête. / Les dispositions de l'alinéa précédent ne sont pas applicables quand l'enquête publique porte sur un défrichement. &quot; ;&lt;br /&gt;Considérant que les requérants soutiennent que les dispositions précitées ont été méconnues en ce que l'ensemble des avis visés dans l'arrêté attaqué ont été émis avant l'avis émis par le commissaire enquêteur le 25 décembre 2008 ; que, toutefois, comme l'ont à bon droit estimé les premiers juges, les dispositions précitées ne font pas obstacle à ce que le service instructeur de la demande de permis de construire recueille auprès des personnes publiques, services ou commissions intéressés par le projet, les accords, avis ou décisions prévus par les lois ou règlements en vigueur antérieurement à la réception du rapport du commissaire enquêteur, ceux-ci n'étant pas conditionnés par le dépôt de celui-là ; que, par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écart&lt;/em&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;Dès lors que l’article R.423-20 allégué par les requérants ne comportait aucune disposition sur ce point, cette solution est pour le reste parfaitement logique dès lors que :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;• d’une façon générale, la jurisprudence se borne en fait à exiger que les avis devant être recueillis soient émis entre le dépôt de la demande et la délivrance du permis de construire (CE. 6 juillet 1983, Sté l’Allobroge, req. n°38336 ; CE. 31 mai 1995, Cne de Sasset les Pins, req. n°121.012) ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;• plus spécifiquement, s’ils recouvrent de fait la&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Sur le champ d’application dans le temps de l’article L.424-5 du Code de l’urbanisme</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (jurisurba)</author>
<category>Contentieux</category>
<category>Réformes des autorisations</category>
<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 10:39:00 +0100</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/jurisurba/600/media/00/00/2270490935.jpg" alt=""/&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Le délai de trois mois prescrit par l’article L.424-5 du Code de l’urbanisme est opposable à toutes les décisions de retrait d’un permis de construire, y compris dont lorsqu’elles concernent des permis de construire délivrés avant le 1er octobre 2007&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;CAA. Lyon, 8 novembre 2011, Cne de Limonest, req. n°10LY01135&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Bien qu’il concerne une situation appelée à se raréfier, voici un arrêt qui conserve son intérêt en cette période de modification future des règles d’urbanisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dans cette affaire le pétitionnaire avait déposé le 14 novembre 2006 une demande de permis de construire pour l'édification d'une résidence étudiante de 84 logements, laquelle devait donné lieu à la formation d’un permis tacite, né le 25 mars 2007. Toutefois : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;- le 11 juin 2007 la demande devait faire l’objet d’un refus exprès s’analysant selon une jurisprudence constante en un retrait du permis tacite précédemment acquis ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;- le 24 aout 2007, le maire devait retiré cette décision du 11 juin 2007 avant d’y « substituer » le 15 octobre 2007 une nouvelle décision de refus de permis de construire valant comme la précédente retrait du permis tacite acquis le 25 mars 2007. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;C’est cette décision du 15 octobre 2007 que le pétitionnaire devait attaquer et dont il devait obtenir l’annulation au motif de la tardiveté de ce retrait au regard de l’article L.424-5 (al.2) du Code de l’urbanisme entré en vigueur le 1er octobre 2007 et dont on rappellera qu’il dispose que « &lt;em&gt;le permis de construire, d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peut être retiré que s'il est illégal et dans le délai de trois mois suivant la date de cette décision. Passé ce délai, le permis ne peut être retiré que sur demande explicite de son bénéficiaire&lt;/em&gt; ». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La commune devait toutefois interjeter appel du jugement de premier instance en reprenant notamment&amp;nbsp;à son compte &lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-7544QE.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;la position de l’administration centrale&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; au sujet du champ d’application de l’article L.424-5 précité et de sa prétendue inopposabilité aux décisions de retrait intervenant sur des permis intervenus avant le 1er octobre 2007.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Toutefois, à l’instar du Tribunal administratif de Lyon en première, la Cour administrative d’appel lyonnaise devait rejeter cet argument pour conséquemment annuler la décision de retrait du 15 octobre 2007 au regard de sa tardiveté :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;« &lt;em&gt;Considérant qu'aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme dans sa rédaction issue de la loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006 : Le permis de construire, d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peut être retiré que s'il est illégal et dans le délai de trois mois suivant la date de cette décision. Passé ce délai, le permis ne peut être retiré que sur demande explicite de son bénéficiaire ;&lt;br /&gt;Considérant qu'aux termes de l'article 26 du décret n° 2007-18 du 5 janvier 2007 : Les demandes de permis de construire et d'autorisations prévues par le code de l'urbanisme déposées avant le 1er octobre 2007 demeurent soumises aux règles de compétence, de forme et de procédure en vigueur à la&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Sur le champ d’application du décret n° 2008-1353 du 19 décembre 2008 prorogeant le délai de validité des autorisations d’urbanisme</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (jurisurba)</author>
<category>Chroniques &amp; études</category>
<category>Réformes des autorisations</category>
<category>Veille administrative &amp; réglementaire</category>
<pubDate>Tue, 07 Apr 2009 16:11:00 +0200</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/jurisurba/600/media/01/00/622329129.jpg" alt=""/&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline; font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Rép. Min. n°38310 ; JOAN, 31/03/2009, p. 3094&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt; &lt;strong&gt;Texte de la question&lt;/strong&gt; : « &lt;em&gt;M. François Vannson attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, sur l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme. Cet article prévoit qu'un permis de construire est périmé si, passé un délai de deux ans, les travaux sont interrompus pendant une durée supérieure à une année. Cette disposition peut se révéler préjudiciable, notamment lorsque les opérations sont réalisées sous forme de permis de construire valant division, prévu par l'article R. 431-24 du code précité. En effet, les promoteurs peuvent être amenés en raison de la conjoncture fortement dégradée du marché de l'immobilier, à ne réaliser que partiellement le projet pour le reprendre et l'achever ultérieurement. C'est la raison pour laquelle il lui semblerait souhaitable que le permis de construire valant division puisse être prorogé pendant deux périodes successives d'une année. Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître ses intentions en la matière&lt;/em&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt; &lt;strong&gt;Texte de la réponse&lt;/strong&gt; : « &lt;em&gt;Suite au plan de relance présenté le 4 décembre 2008 par le Président de la République, a été publié, le 19 décembre 2008, le décret n° 2008-1353 prolongeant le délai de validité des permis de construire, d'aménager ou de démolir et des décisions de non-opposition à une déclaration préalable. Ce décret assouplit les dispositions de l'article R. 421-17 en portant de deux à trois ans la validité des autorisations d'urbanisme en cours ou délivrées d'ici au 31 décembre 2010. En outre, cette nouvelle mesure ne fait pas obstacle à la prorogation de ces autorisations dans les conditions prévues aux articles R. 424-21 et R. 424-23 du code de l'urbanisme. Ainsi, les promoteurs titulaires de permis valant division en cours de validité ou délivrés d'ici au 31 décembre 2010 pourront, lorsqu'une demande de prorogation aura été engagée dans les temps, bénéficier d'une durée totale de quatre ans à compter de la délivrance du permis pour réaliser leur projet&lt;/em&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt; Voici une réponse dont le principal mérite est de nous offrir la possibilité de traiter d’une question d’importance – ayant déjà appelé un certain nombre de commentaires – à savoir le champ d’application du décret du 19 décembre 2008 et, plus précisément, son application au permis de construire sollicités et/ou délivrés&amp;nbsp;avant le 1er octobre 2007.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt; L’article 1er du décret du 19 décembre 2008 dispose que « par dérogation aux dispositions figurant aux premier et troisième alinéas de l'article R. 424-17 et à l'article R. 424-18 du code de l'urbanisme, le délai de validité des permis de construire, d'aménager ou de démolir et des décisions de non-opposition à une déclaration intervenus au plus tard le 31 décembre 2010 est porté à trois ans. Cette disposition ne fait pas obstacle à la prorogation de ces autorisations dans les conditions définies aux articles R. * 424-21 à R. * 424-23 du même code ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt; A s’en tenir à la lettre de ces dispositions, force serait d’en déduire qu’il&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<guid isPermaLink="true">http://jurisurba.blogspirit.com/archive/2008/09/17/quelques-precisions-nouvelles-sur-le-champ-d-application-de.html</guid>
<title>Quelques précisions nouvelles sur le champ d’application de l’article L.600-5 du Code de l’urbanisme</title>
<link>http://jurisurba.blogspirit.com/archive/2008/09/17/quelques-precisions-nouvelles-sur-le-champ-d-application-de.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (jurisurba)</author>
<category>Contentieux</category>
<category>Permis de construire</category>
<category>Réformes des autorisations</category>
<pubDate>Wed, 17 Sep 2008 15:45:00 +0200</pubDate>
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&lt;img src="https://size.blogspirit.net/blogspirit.com/jurisurba/600/media/00/02/1364792750.jpg" alt=""/&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;L’article L.600-5 du Code de l’urbanisme n’est pas applicable lorsque l’autorisation contestée est entachée d’illégalité externe, ni lorsque son illégalité interne affecte la conception d’ensemble du projet, même s’il peut être régularisé par un simple « modificatif ».&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt; &lt;strong&gt;CAA. Nantes, 25 juin 2008, Cne de Bucy, req. n°07NT03015 &amp;amp; CAA. Lyon, 1er juillet 2008, Cne de Valmeinier, req. n°07LY02364.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt; Voici deux arrêts intéressants en ce qu’ils ont trait à l’application de l’article &lt;a href=&quot;http://jurisurba.blogspirit.com/archive/2007/02/16/premiere-application-du-nouvel-article-l-600-5-du-code-de-l%E2%80%99.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L.600-5 du Code de l’urbanisme&lt;/a&gt; – dont on rappellera qu’il dispose « &lt;em&gt;lorsqu'elle constate que seule une partie d'un projet de construction ou d'aménagement ayant fait l'objet d'une autorisation d'urbanisme est illégale, la juridiction administrative peut prononcer une annulation partielle de cette autorisation. L'autorité compétente prend, à la demande du bénéficiaire de l'autorisation, un arrêté modificatif tenant compte de la décision juridictionnelle devenue définitive&lt;/em&gt; » – lequel n’a encore donné lieu qu’à peu de décisions jurisprudentielles alors qu’au regard de sa rédaction (« &lt;em&gt;lorsqu’elle &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;constate&lt;/span&gt;…&lt;/em&gt; ») il n’est pas besoin que les parties en aient sollicité l’application qui, il est vrai, apparaît facultative (« &lt;em&gt;la juridiction administrative&lt;/em&gt; peut prononcer une annulation partielle … »).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt; Dans la première affaire, le permis de construire en litige portait sur une installation classée pour la protection de l’environnement, lequel devait être contesté et annulé en raison, notamment :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt; - d’une part, de la méconnaissance des dispositions des anciens article R.421-25 et R.421-26 du Code de l’urbanisme dans la mesure où le Maire avait formulé son avis sur le projet au vu d’un dossier incomplet, la Cour ayant estimé qu’il n’était pas établi que l’étude d’impact y était jointe à la date de cet avis ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt; - d’autre part, des conditions d’alimentation en eau du projet, lesquelles n’ont pas été jugées conformes aux prescriptions de l’ancien article R.111-8 du Code de l’urbanisme ;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt; la Cour devant considérer qu’il n’y avait pas lieu de faire application sur ces points de l’article L.600-5 du Code de l’urbanisme dans la mesure où « &lt;em&gt;les illégalités susmentionnées du permis de construire au regard tant des dispositions des articles R.421-25 et R.421-26 du Code de l’urbanisme que de celles de l’article R.111-8 du même code entrainant l’annulation totale dudit permis de construire ; les conclusions tendant à ce qu’il soit fait application des dispositions précitées de l’article L.600-5 du Code de l’urbanisme ne peuvent qu’être rejetées&lt;/em&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt; Si l’inapplicabilité de l’article L.600-5 du permis de construire contesté n’est guère surprenante s’agissant des conditions de délivrance de cette autorisation au regard des articles R.421-25 et R.421-26 du Code de l’urbanisme dans la mesure où, par principe, un vice de procédure entache nécessairement d’illégalité l’ensemble de l’autorisation (&lt;a href=&quot;http://jurisurba.blogspirit.com/archive/2007/11/21/retour-sur-le-champ-d-application-du-nouvel-article-l-600-5.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;CAA. Bordeaux, 30 octobre 2007, SCI Les Terrasses de Marie, req.n° 05BX01764&lt;/a&gt;), cette solution n’allait pas de soi s’agissant de l’article R.111-8 du Code de l’urbanisme puisque le pétitionnaire avait prévu l’assurer l’alimentation en eau de son installation par un forage que la Cour a jugé illégal dans la mesure où il était situé à 70 mètres de l’installation en cause alors que le&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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