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<title>JURISURBA - Actualité du droit de l'urbanisme © - reconstruction_a_l_identique</title>
<description>Blog de Patrick E. DURAND - Docteur en droit - Avocat au Barreau de Paris (Cabinet Frêche &amp;amp; Associés)</description>
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<lastBuildDate>Fri, 18 Dec 2009 15:33:00 +0100</lastBuildDate>
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<copyright>All Rights Reserved</copyright>
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<title>De l’appréciation du délit de reconstruction sans autorisation mais à l’identique par le juge pénal</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (jurisurba)</author>
<category>droit pénal de l'urbanisme</category>
<category>reconstruction à l'identique</category>
<pubDate>Thu, 24 Jan 2008 19:20:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La reconstruction sans autorisation mais à l’identique d’une maison sinistrée&amp;nbsp;sur un terrain couvert par un POS se bornant à interdire les constructions nouvelles ainsi que l’aménagement et l’extension des constructions existantes n’est pas constitutive d’une infraction à ce POS.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; CA. Paris, 13 Ch. Section B, 12 octobre 2007, Mme Papin, n°&lt;a name=&quot;media-121515&quot; href=&quot;http://jurisurba.blogspirit.com/media/01/00/4e1bd5451e4eab9d567b3f0f5c29fb54.pdf&quot; title=&quot;media-121515&quot; id=&quot;media-121515&quot;&gt;07-03115.pdf&lt;/a&gt;&lt;a name=&quot;media-121514&quot; href=&quot;http://jurisurba.blogspirit.com/media/01/00/4dd98739b02bef56300fd02848c2ec30.pdf&quot; title=&quot;media-121514&quot; id=&quot;media-121514&quot;&gt;07-03115.pdf&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Voici un arrêt intéressant en ce qu’il permet d’appréhender les discordances de la jurisprudence administrative et de la jurisprudence judiciaire au sujet de la notion de construction existante et ce, dans le cadre du problème particulier&amp;nbsp;de la reconstruction à l’identique après sinistre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans cette affaire, Madame Papin avait acquis, en nombre 2003, un ensemble immobilier composé d’un terrain et d’une maison – inhabitée alors depuis deux ans – à la faveur d’un acte notarié indiquant expressément que cette maison avait été édifiée sans autorisation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais à la suite d’une tempête survenue en janvier 2004, Madame Papin devait reconstruire cette maison ; ce qu’il fit à l’identique mais sans avoir obtenu le permis de construire nécessaire à cet effet.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au mois de mars 2004, Madame Papin devait ainsi être poursuivi du double&amp;nbsp;chef, d’une part, de construction sans autorisation et, d’autre part, de violation des prescriptions du règlement de la zone ND du POS communal, lequel, en substance, interdisait tant les constructions nouvelles que les travaux d’aménagement et d’extension des constructions existantes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais si la chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Meaux puis la Cour d’appel de Paris décidèrent de condamner la prévenue pour construction sans autorisation – en relevant qu’elle ne pouvait ignorer que sa maison avait été édifiée sans qu’aucun permis de construire de construire n’ait jamais été obtenue dès lors que cela était expressément précisé dans l’acte de vente de cette maison – ils la relaxèrent, en revanche, du chef de violation des prescriptions du POS au motif, précisément, que l’article 1er du règlement de la zone ND se bornait à interdire les constructions nouvelles ainsi que l’aménagement et l’extension des constructions existantes mais ne traitait pas « &lt;em&gt;le cas d’une reconstruction en cas de sinistre&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il est vrai que l’article L.111-3 du Code de l’urbanisme dispose « &lt;em&gt;la reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit par un sinistre est autorisée nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si la carte communale ou le plan local d'urbanisme en dispose autrement&lt;/em&gt; » ; ce qui induit, notamment, qu’un règlement local d’urbanisme n’interdisant pas expressément les « reconstructions à l’identique » doit être réputé les autoriser dans les conditions définies par cet article&amp;nbsp;(CE. 23 février 2005, Hutin, req. n°271.270).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il reste que cet article précise que ce principe vaut pour la reconstruction à l’identique d’un bâtiment sinistré « &lt;em&gt;dès lors qu'il a été régulièrement édifié&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On sait, d’ailleurs, que c’est dans le cadre de l’application de l’article L.111-3 du Code de l’urbanisme que le Conseil d’Etat a eu l’occasion de préciser ce qu’était une construction dotée d’une existence légale en jugeant que ne constituaient pas des constructions régulières, notamment, au sens de l’article précité (CE.&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Une construction édifiée en méconnaissance d’une prescription illégale du permis de construire l’ayant autorisée ne constitue pas nécessairement une construction irrégulière</title>
<link>http://jurisurba.blogspirit.com/archive/2007/07/03/une-construction-edifiee-en-meconnaissance-d-une-prescriptio.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (jurisurba)</author>
<category>permis de construire</category>
<category>reconstruction à l'identique</category>
<pubDate>Fri, 06 Jul 2007 11:35:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dès lors qu’aucune disposition du code de l’urbanisme n’autorise l’administration à subordonner l’engagement des travaux autorisés par un permis de construire à la production d’un document complémentaire, l’absence de production de ce document avant l’engagement des travaux ne saurait suffire à faire regarder la construction ainsi réalisée comme édifiée en méconnaissance des prescriptions du permis de construire et, par voie de conséquence, comme une construction irrégulière au sens de l’article L.111-3 du Code de l’urbanisme.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;CAA. Lyon 26 avril 2007, M. Sylvain X., req. n°06LY01049&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aux termes de l’article L.111-3 du Code de l’urbanisme « &lt;em&gt;la reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit par un sinistre est autorisée nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si la carte communale ou le plan local d'urbanisme en dispose autrement, dès lors qu'il a été régulièrement édifié&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En substance et sous réserve de dispositions contraires du règlement local d’urbanisme ou de la carte communale, l’article précité institue donc un droit de reconstruire à l’identique quand bien même la construction en cause ne serait-elle pas conformes aux prescriptions d’urbanisme lui étant alors opposables..&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais outre que la construction initiale ait été démolie &lt;em&gt;(CAA. Marseille, 21 mars 2002, Cne de Nîmes, req. n°98MA01738)&lt;/em&gt; par un sinistre &lt;em&gt;(CE. 20 février 2002, Plan, req. n°235.725)&lt;/em&gt;, qu’il s’agisse d’une reconstruction à l’identique &lt;em&gt;(TA. Pau, 23 octobre 2003, M. Seguette, req. n°01-02170)&lt;/em&gt; et que cette reconstruction ne soit pas exposée à un risque certain et prévisible &lt;em&gt;(CE. avis du 23 février 2005, Hutin, req. n°271.270)&lt;/em&gt;, il est nécessaire pour bénéficier de ce droit que le bâtiment à reconstruire ait été « &lt;em&gt;régulièrement édifié&lt;/em&gt; ». C’est, d’ailleurs, la jurisprudence récente rendue au titre de l’article L.111-3 du Code de l’urbanisme qui a permis de définir la notion de construction régulière, c’est-à-dire celles dotées d’une existence légale et non pas seulement d’une existence physique et de fait, laquelle intéresse également les conditions d’application de la jurisprudence dite « &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://jurisurba.blogspirit.com/archive/2008/08/05/sur-les-contours-de-la-jurisprudence-thalamy.html&quot;&gt;Thalamy&lt;/a&gt; » ou encore l’ensemble des dispositions « &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://jurisurba.blogspirit.com/archive/2007/11/28/sur-l-etendue-et-l-incidence-des-derogations-prevues-par-le.html&quot;&gt;dérogatoires&lt;/a&gt; » des règlements locaux d’urbanisme relatives aux travaux sur existant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On sait, en effet, que le Conseil d’Etat a eu l’occasion de juger que ne constituaient pas des constructions régulières au sens de l’article précité &lt;em&gt;(CE. 5 mars 2003, Nicolas Lepoutre, req. n°252.422)&lt;/em&gt; :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - tout d’abord, les constructions édifiées sans autorisation, c’est-à-dire sans qu’une autorisation ait été obtenue ou sur le fondement d’une autorisation ayant précédemment été annulée, retirée ou frappée de caducité ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - ensuite, les constructions initialement régulières mais devenues illégales du fait de l’annulation ou de retrait ultérieur de l’autorisation en exécution de laquelle elles ont été construites ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - enfin, les constructions édifiées en méconnaissance de l’autorisation obtenue à cet effet.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Précisément, dans l’affaire objet de l’arrêt commenté, était en cause la reconstruction d’un bâtiment prétendument édifié en méconnaissance des prescriptions du permis de construire obtenu à cet effet.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans cette affaire, le requérant avait en effet obtenu en 1988 un permis de construire une maison individuelle, lequel était assorti d’une prescription imposant la production – et ce, avant l’engagement des&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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